1er « S » SEIRI
Le terme SEIRI peut être traduit de différentes manières, cependant l’essentiel est dit lorsqu’on comprend TRIER ou DEBARASSER. C’est certainement le meilleur moment de l’ensemble du chantier et cela pour plusieurs raisons très simples :
Tout le monde est content de « bouger « après une journée de formation en salle. - On va enfin pouvoir se débarrasser des encombrants qui polluent l’atelier. - Le chef va accepter qu’on « jette » certaines choses qui ne servent plus. - Etc. ….
On va effectivement procéder a un « vide atelier » mais très organisé. On repère très vite 3 types de «choses » : Les choses type 1 (outils, produits, machines, procédures, documents, Etc. …) qui sont et seront utile a la réalisation du travail sur le poste ou dans l’atelier, les choses (type 2) qui ne sont pas utiles aux opérateurs et bien souvent un troisième type de choses (Type 3) qui regroupe celles dont on ne sait pas dire avec certitude si elles sont utiles ou non.
Le traitement de chacun de ces cas est abordé pendant la formation et les acteurs du groupe vont rapidement mettre en place une zone attente décision (ZAD) ou les objets type 3, étiquetés, resteront à la disposition des opérateurs « au cas ou », alors que chacun sait que 95% des objets de la ZAD ne seront jamais utilisés pendant toute la période d’observation. Cependant cette zone a un autre rôle très important qui est de rassurer les nostalgiques…. C'est-à-dire les adeptes du 6eme S = « Souvenirs »
Toutes les choses qui sont nécessaire au travail quotidien ( Type 1)resteront sur place en attendant qu’ils soient positionnés au mieux pour faciliter le travail sur le poste. On identifie très vite les procédures qui ne sont pas au dernier indice et le service qualité s’empresse d’imprimer la dernière version pour montrer l’implication sans faille des services supports. Rapidement chacun commence déjà à imaginer ses futures journées de travail dans cet endroit devenu soudain si « vide » si « clair » en un mot « agréable …… Tout juste remarque t on la personne mise a disposition du groupe par le responsable magasin, qui rapporte inlassablement tous les objets qui doivent être chez lui, tout en évitant le cariste qui commence son troisième « voyage » vers la benne extérieur pour y déposer tout ce qui n’aurai pas du être conservé.
La journée se termine et tout le monde est fatigué mais malgré tout, commence le moment ou chacun assure que plus jamais il ne supportera l’atelier tel qu’il était ce matin et qu’il veillera à faire une remarque a qui se permettra de laisser trainer quelque chose par terre ou en dehors des étagères (Même au chef !!!)
C’est alors que le consultant va poser la question fatale : Qu’est ce qui à changer pour que tout ce que nous avons enlevé de l’atelier ou du bureau ne revienne plus jamais ? La réponse malheureusement est souvent la même : RIEN.
Et c’est a ce moment que l’on comprend que les éléments de réponses à cette question se trouvent dans les choses du type 2, c'est-à-dire celles qu’on a jetées rapidement et parfois même a peine vue…. En effet si pour une chose inutile à un endroit on ne sait pas répondre aux questions : pourquoi elle est la ?, Qui la met la ?, Qui l’utilise, Ou doit elle être ? A-t-elle une place dédiée ?, Etc. … Cet objet reviendra fatalement et invariablement ici !!!
La mise en œuvre d’une méthode de résolution de problème et donc l’apprentissage et l’utilisation d’outils dédiés (5M, 5 Pourquoi, PDCA, etc. …) va d’une part éviter que les objets type 2 ne reviennent et d’autre part permettre aux opérateurs d’expérimenter ces outils et d’apprécier rapidement leur utilité.